Résumé public du daf
Daf 13Avoda Zara
Le daf commence par la discussion entre Reish Lakish et Rabbi Yoḥanan sur l’interdit non seulement de tirer profit de l’‘avoda zara, mais aussi de la faire profiter. Une baraita de Rabbi Natan sur une remise de taxe liée à une couronne offerte en l’honneur d’une idole sert d’objection, puis la Guemara distingue plusieurs cas, notamment l’achat chez un marchand taxé ou chez un particulier. Elle élargit ensuite le sujet à la foire des non-Juifs : achats permis pour élever un bien à un statut plus saint, acquisition de terres en Eretz Yisrael, et déplacements d’un kohen en situation d’impureté rabbinique pour litige, étude ou mariage. Le daf compare enfin la destruction d’un animal acheté à la foire et celle d’un animal consacré, avant d’aborder l’achat d’esclaves et de conclure par la michna sur les objets qu’il est interdit de vendre aux non-Juifs car ils servent spécifiquement au culte idolâtre.
Les points à retenir
- Rabbi Yoḥanan interdit même de faire profiter l’idolâtrie, tandis que Reish Lakish est présenté comme s’appuyant sur des Sages qui distingueraient ce cas de celui où l’on en tire directement profit.
- La permission d’acheter à une foire païenne dépend de la structure de la transaction : la Guemara distingue surtout l’achat chez un marchand soumis à une taxe pour l’idole et l’achat chez un particulier qui n’y est pas soumis.
- Pour un animal acheté dans une foire idolâtre, on parle de destruction malgré la souffrance animale, tandis que pour un animal consacré la méthode change afin d’éviter toute dégradation active du qodech.
- La michna énumère des produits interdits à la vente aux non-Juifs lorsqu’ils sont liés au culte idolâtre, notamment l’encens et le coq blanc, avec la nuance de Rabbi Yehuda pour un coq vendu avec d’autres ou rendu impropre au sacrifice.