Résumé public du daf
Daf 47Avoda Zara
Le daf commence par rejeter une preuve tirée du blé idolâtré : on ne peut pas l’assimiler pleinement au fœtus d’un animal, car le fœtus reste un animal alors que le blé devient farine, c’est-à-dire une forme nouvelle. La Guemara examine ensuite plusieurs doutes : le loulav d’un palmier adoré, puis d’une ashera dont l’idolâtrie a été révoquée, autour de la question du diḥouï pour les mitsvot ; la laine, les cornes, les os et les boyaux d’un animal adoré pour divers usages cultuels ; enfin l’eau d’une source adorée pour les libations. La michna traite ensuite d’un mur mitoyen avec une maison d’idolâtrie, de l’impureté de ses décombres, puis distingue trois types de maisons et trois types de pierres liés à l’avoda zara. La Guemara précise le cas d’une maison prosternée devant, puis la portée du plâtrage d’une pierre.
Les points à retenir
- La comparaison entre fœtus d’un animal interdit et farine issue de blé adoré est repoussée, car la farine n’est plus dans la même forme que le blé.
- Le daf explore si un objet autrefois impropre à une mitsva peut redevenir apte après révocation de son statut idolâtre, sans trancher définitivement.
- Pour les éléments d’un animal adoré utilisés dans le culte du Temple ou une mitsva, la question dépend parfois de savoir si l’élément est essentiel au service ou seulement accessoire.
- Les michnayot distinguent plusieurs degrés d’association à l’idolâtrie pour une maison ou une pierre : construit d’emblée, modifié pour ce but, ou simple accueil temporaire de l’idole.