Résumé public du daf
Daf 145Baba Batra
Le daf ouvre sur la règle selon laquelle une fiancée dont le fiancé meurt peut dire : « Donne-moi mon mari et je me réjouirai avec lui » ; elle n’a donc pas à rendre l’argent de qiddushin. La Guemara examine si cette idée fait débat entre tannaïm, puis conclut que, lorsque l’homme meurt, tous l’acceptent ; la discussion porte surtout, quand c’est la femme qui meurt, sur le point de savoir si l’argent de qiddushin est donné comme somme définitivement acquise. Plusieurs baraïtoth testent cette distinction, notamment le cas d’une fiancée de kohen violée, interdite à son fiancé. Le daf fixe ensuite des usages de restitution des présents et de l’argent selon les cas. La seconde moitié traite des cadeaux de shushvinut : dette recouvrable, non soumise à ribit ni à shevi‘it, sans part double pour le bekhor, puis passe à des maximes sur les types de sages et les lectures de « Tous les jours du pauvre sont mauvais ».
Les points à retenir
- Si le fiancé meurt, la fiancée peut opposer : « Donne-moi mon mari et je me réjouirai avec lui » ; l’argent de qiddushin n’est alors pas restitué.
- La grande mahloket sur 145a concerne surtout le cas où la femme meurt : l’argent de qiddushin est-il une somme perdue d’avance ou non ?
- Les cadeaux de shushvinut ont un statut proche d’une dette : ils sont recouvrables en justice, mais leur exigibilité dépend du moment approprié, celui du mariage du donateur initial.
- La Guemara distingue finement les situations de réciprocité : absence au repas, mariage public ou privé, vierge ou veuve, une épouse ou deux, ce qui module ce que l’on doit rendre.