Résumé public du daf
Daf 163Baba Batra
Le daf cherche d’abord comment mesurer le blanc qui sépare le texte d’un acte de ses signatures: les « deux lignes » comprennent aussi les interlignes, et la mesure suit l’écriture ordinaire des témoins, non celle d’un scribe expert. Trois évaluations concrètes du blanc invalidant sont ensuite proposées, à partir de lettres hautes et descendantes. La discussion passe ensuite au cas d’un espace entre les signatures et le kiyyum beit din: Rav l’admet si l’espace a été hachuré, mais non entre le texte et les signatures, car on pourrait dire que les témoins n’ont signé que sur ce remplissage. La fin du daf examine divers scénarios de falsification par découpe, mḥikah et réécriture. Rav et Rabbi Yoḥanan définissent alors sur quoi un tribunal s’appuie réellement — signatures ou kiyyum antérieur — pour empêcher qu’un faux paraisse validé.
Les points à retenir
- La mesure des « deux lignes » inclut les interlignes, sinon la baraïta n’enseignerait rien d’utile contre la falsification.
- Le blanc se mesure d’après l’écriture des témoins, car un faussaire n’a pas besoin d’un scribe expert pour ajouter quelques lignes.
- Trois avis précisent concrètement la taille du blanc invalidant: « lekha » sur « lekha », un lamed au-dessus d’un kaf final, ou « Barukh ben Levi » sur une ligne.
- Rav et Rabbi Yoḥanan distinguent soigneusement l’espace entre texte et signatures, l’espace entre signatures et kiyyum beit din, et les cas de mḥikah pour bloquer différents montages de faux.