Résumé public du daf
Daf 21Baba Batra
Le daf part de la possibilité d’ouvrir une école de Torah dans une cour commune et la rattache à la takkana de Yehoshoua ben Gamla. D’abord, seuls les pères enseignaient; puis des maîtres furent placés à Jérusalem, ensuite dans chaque district pour des adolescents, jusqu’à l’institution décisive d’écoles dans chaque ville pour les enfants de six ou sept ans. La Guemara précise alors l’âge d’entrée, la discipline, le compagnonnage, les limites de déplacement, la taille des classes et les critères pour choisir un maître. Le récit de Yoav et de son maître montre qu’une erreur apprise tôt marque durablement, d’où l’importance de la précision. Le daf passe enfin à la concurrence économique: moulin contre moulin, boutique contre boutique, droits des habitants d’une ruelle ou d’une ville, débat tannaitique, et exception en faveur des enseignants, dont la multiplicité élève le niveau d’étude.
Les points à retenir
- La takkana de Yehoshoua ben Gamla organise des maîtres dans chaque ville et fait entrer les enfants à six ou sept ans, afin que l’étude ne dépende plus seulement du père.
- Les voisins ne peuvent pas empêcher une école de Torah dans une cour commune; les sources contraires sont limitées à d’autres cas, comme des enfants non juifs ou un sofer de la ville.
- Rava règle l’organisation scolaire: pas de transfert d’une ville à l’autre, prudence face à une rivière, un maître pour vingt-cinq élèves, deux maîtres pour cinquante, et un assistant pour quarante.
- La seconde moitié du daf traite de la concurrence: Rav Houna permet parfois d’empêcher un concurrent, mais la Guemara distingue entre habitants, métiers et opinions tannaitiques, tout en protégeant l’enseignement.