Résumé public du daf
Daf 23Baba Batra
Le daf s’ouvre sur le cas des saigneurs installés sous des palmiers : les corbeaux attirés par le sang abîment les dattes. Rav Yossef les fait partir, malgré l’objection d’Abayé sur le caractère indirect du dommage, en affirmant qu’il est interdit de causer même un dommage indirect et qu’en matière de nuisance grave il n’y a pas de ḥazaka d’usage. La michna traite ensuite des distances à respecter pour un shovakh : cinquante coudées de la ville, ou davantage selon Rabbi Yehouda. La Guemara distingue distance de vol et distance utile pour se nourrir, puis discute du statut de l’acheteur d’un colombier : le beit din peut plaider en sa faveur, comme pour un héritier. Enfin, la michna du nippul mène au grand principe de Rabbi Ḥanina : entre rov et karov, on suit le rov, tout en expliquant pourquoi certains cas restent tranchés par proximité.
Les points à retenir
- Rav Yossef considère les corbeaux attirés par les saigneurs comme une nuisance assimilable, pour lui, à la fumée ou aux latrines, catégories où la ḥazaka ne protège pas l’usage nuisible.
- Les pigeons peuvent voler loin, mais la michna des cinquante coudées s’explique par le fait qu’ils se rassasient vite et cessent alors d’endommager les semences proches.
- Le cas du colombier acheté montre que le beit din formule parfois une ta‘ana en faveur de l’acheteur ou de l’héritier pour maintenir une possession présumée légitime.
- Pour un poussin trouvé, la Guemara confronte proximité et majorité, puis explique la limite de cinquante coudées par le fait qu’un nippul saute sans encore voler.