Résumé public du daf
Daf 45Baba Batra
Le daf commence par préciser pourquoi un vendeur peut être partial quand il témoigne sur un champ déjà vendu : même s’il n’a plus d’autre terrain, il préfère que ses créanciers puissent se payer, pour ne pas rester dans la situation de « l’emprunteur méchant qui ne rembourse pas ». Envers l’acheteur, il se retranche derrière une vente sans garantie. La Guemara rapporte ensuite une annonce sur un âne vendu puis saisi par un non-Juif : la responsabilité du vendeur dépend de signes permettant de savoir si la réclamation est crédible ou s’il s’agit d’une pure extorsion. Enfin, le daf revient à la règle : un artisan n’a pas de ḥazaka sur l’objet qu’il détient. Rabba, Abaye et Rava discutent le rôle des témoins, du retour de l’objet, du miggo, et de plusieurs baraitot sur l’artisan et le blanchisseur.
Les points à retenir
- Un vendeur peut avoir un intérêt à défendre la validité du champ vendu, non pour l’acheteur, mais pour que ses propres créanciers puissent recouvrer leur dû.
- Dans le cas de l’âne saisi par un non-Juif, la Guemara distingue entre une revendication possiblement fondée et un acte manifestement violent ; Ameimar généralise encore davantage en présumant l’extorsion.
- Rabba limite l’absence de ḥazaka de l’artisan au cas où l’objet lui a été confié devant témoins ; sans témoins, il peut être cru par miggo à dire : « je l’ai acheté ».
- Au fil de la discussion, Rabba modifie sa position sur un principe central : faut-il rendre, devant témoins, un objet remis devant témoins ? Cette rétractation change toute l’analyse du miggo de l’artisan.