Résumé public du daf
Daf 66Baba Batra
Le daf part de la michna sur une ruche fixée à sa place : pour Rabbi Eliezer, elle est assimilée au sol quant au miel extrait pendant Chabbat, tandis que les Ḥakhamim refusent cette assimilation pour le prosbol, la toum’a et Chabbat. La Guemara limite toutefois la position de Rabbi Eliezer : s’agissant de la ruche, il s’appuie sur un verset, « ya’arat hadevash », et non sur une règle générale concernant tout keli fixé au sol. Elle déplace alors la discussion vers la planche du boulanger et le conduit creusé puis fixé, pour savoir quand un objet garde son statut de keli, notamment pour les mayim she’uvin d’un mikvé déficient. Après plusieurs tentatives, la baraita est expliquée selon les Ḥakhamim. Le daf s’achève sur un safek de Rav Yosef concernant des graines mouillées par une pluie voulue pour laver des meules fixes, question laissée sans solution.
Les points à retenir
- La ruche fixée au sol n’est pas une preuve générale : chez Rabbi Eliezer, son statut particulier vient de la dérasha sur « ya’arat hadevash ».
- La discussion sur un objet fixé au sol se précise avec la planche du boulanger et le conduit : l’ordre entre creuser et fixer change le statut du conduit pour les mayim she’uvin.
- La Guemara distingue entre des statuts de toum’a d’ordre toranique et rabbinique pour tester à qui attribuer la baraita sur le conduit.
- Le safek final de Rav Yosef porte sur le hekhshèr des graines mouillées par une pluie désirée pour un usage annexe, sur des meules attachées au sol, et il reste en suspens.