Résumé public du daf
Daf 88Baba Batra
Le daf ouvre sur la responsabilité de l’épicier qui prend la cruche d’un enfant pour mesurer à l’insu du père : selon l’explication retenue, la discussion porte sur le statut de celui qui emprunte sans autorisation. La Guemara passe ensuite à l’examen d’un objet avant achat : lorsque le prix est fixé, le fait de le prendre en main engage déjà l’acheteur, comme l’illustrent l’histoire du morceau de viande saisi par un cavalier et celle des courges de Pum Nahara. Vient ensuite le cas de légumes achetés à un am ha’aretz : la simple décision d’acheter n’engage que dans le cadre moral d’un homme craignant le Ciel, à l’exemple de Rav Safra. La michna traite enfin de l’entretien des mesures, des poids, des usages de pesée, puis la Guemara souligne la gravité des fausses mesures.
Les points à retenir
- La discussion sur la cruche dépend du statut de l’emprunt sans l’accord du propriétaire : simple emprunteur pour Rabbi Yehouda, voleur pour les Rabbanan.
- Quand le prix d’un objet est déjà fixé, le fait de le prendre pour l’examiner peut suffire à engager l’acheteur, même avant paiement.
- Pour des légumes achetés à un am ha’aretz, la décision intérieure n’a d’effet ici que parce qu’il s’agit d’un acheteur d’une grande probité, comme Rav Safra.
- La michna et la Guemara insistent sur l’exactitude commerciale : nettoyage des mesures, surplus accordé à l’acheteur, respect des usages locaux et condamnation sévère des fausses mesures.