Résumé public du daf
Daf 56Baba Kama
Le daf poursuit la baraita des cas où l’on est patur be-dinei adam mais ḥayyav be-dinei shamayim. La Guemara précise le cas de celui qui courbe le blé d’autrui vers un feu: soit l’incendie n’atteint le blé qu’avec un vent inhabituel, soit, selon Rav Ashi, il l’a rendu «caché» au-dessus d’un objet, empêchant ensuite toute réclamation pour cet objet brûlé. Elle explique aussi le loueur de faux témoins pour autrui et le témoin unique qui s’abstient de déposer, causant au moins l’imposition d’une shevoua. Après avoir cité d’autres exemples semblables, elle montre pourquoi Rabbi Yehoshua a néanmoins retenu précisément ces quatre cas. La mishna sur l’enclos brisé mène ensuite à la question de la négligence initiale et de l’ones final. Sur 56b, les brigands sont responsables même s’ils n’ont fait qu’inciter l’animal à sortir. Enfin, le daf traite du berger remplaçant un gardien et de la mahloket entre Rabba et Rav Yosef sur le statut du shomer aveida.
Les points à retenir
- Les quatre cas de Rabbi Yehoshua concernent des pertes réelles mais juridiquement indirectes: on n’en obtient pas réparation au beit din, bien qu’il subsiste une responsabilité devant le Ciel.
- Le témoin unique qui se tait n’extrait pas lui-même l’argent, mais il prive l’autre partie d’un moyen procédural important: faire jurer l’adversaire, voire obtenir paiement en cas de refus.
- Dans l’enclos brisé, la Guemara distingue mur solide et mur fragile, ainsi que la question de teḥilato bi-feshi'a ve-sofo be-ones.
- Quand un animal est confié à un berger, la discussion porte sur la transmission à un autre gardien; le cas peut être limité à l’adjoint habituel du berger.