Résumé public du daf
Daf 8Baba Kama
Le daf examine d’abord comment apprécier la qualité des terres — idit, beinonit, ziborit — pour le paiement des nezikin, d’un prêt et d’une ketouba. Une baraita semble prouver que l’on juge selon l’échelle générale du monde, et non selon le seul patrimoine du débiteur. La Guemara répond notamment qu’au moment du prêt il possédait aussi de l’idit, qu’il a ensuite vendue : le shibud du créancier a donc pris d’emblée sur la beinonit. D’autres réponses sont proposées, jusqu’à celle de Ravina fondée sur Oulla : par la Torah, un baal ḥov prendrait de la ziborit, mais les Sages ont institué la beinonit pour ne pas fermer la porte aux emprunteurs. La suite traite des terrains vendus à un ou plusieurs acheteurs, de l’ordre de recouvrement, de la renonciation possible à une takkana financière, et des droits transmis à un acheteur ultérieur.
Les points à retenir
- La contradiction entre baraitot sur la beinonit du débiteur est résolue soit par la situation au moment du prêt, soit par la manière d’évaluer la terre, soit par la question de savoir si l’on suit la takkana d’Oulla.
- Selon Oulla, le din Torah du baal ḥov viserait la ziborit ; la perception sur beinonit relève d’une institution rabbinique destinée à préserver la disponibilité du crédit.
- Quand toutes les terres sont vendues successivement, les créanciers se tournent d’abord vers le dernier acheteur ; s’il ne suffit pas, ils remontent vers les précédents.
- Un acheteur peut parfois refuser l’avantage d’une ordonnance rabbinique faite pour son bénéfice, et un second acheteur reçoit aussi les droits procéduraux attachés à ce que le premier avait acquis.