Résumé public du daf
Daf 98Baba Kama
Le daf s’ouvre sur l’évaluation de vieilles et nouvelles pièces lorsque leur métal n’a plus exactement la même valeur : on suit alors une estimation concrète, comme pour les dinars d’Agardamis. Rabba enchaîne avec plusieurs cas où une perte n’entraîne pas forcément indemnisation complète : jeter une pièce à la mer, en effacer l’empreinte sans en diminuer la matière, entailler l’oreille d’une vache, brûler un shetar. La guemara précise à chaque fois les limites de l’exemption et discute la notion de dommage perceptible ou seulement économique. Sur le shetar, 98b introduit la question du davar hagorem lemamon et du grama. Le daf revient ensuite au ḥamets après Pessaḥ et à la formule « harei shelkha lefaneikha », puis distingue entre denrées totalement ou partiellement gâtées. Enfin s’ouvre la mishna sur l’artisan, avec le principe de ouman koneh bishvaḥ keli.
Les points à retenir
- Jeter une pièce dans la mer n’exempte que dans un cas limité : la pièce reste repérable et le responsable ne l’a pas d’abord prise en main comme un voleur.
- Rabba distingue entre atteinte à la forme et diminution de la matière : aplatir une pièce n’est pas limer une pièce, et rendre une bête impropre au sacrifice n’est pas forcément un dommage indemnisable en droit humain.
- Le shetar brûlé sert à examiner si un objet qui ne vaut pas par lui-même mais entraîne une perte d’argent relève de la catégorie de davar hagorem lemamon, et quel lien cela a avec le grama.
- La formule « harei shelkha lefaneikha » vaut aussi pour certains objets désormais interdits au profit ; le daf nuance cependant selon le cas, comme pour des fruits entièrement ou seulement partiellement pourris, puis ouvre la discussion sur l’artisan qui acquiert par la plus-value du keli.