Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 106Baba Metsia

Le daf commence par plusieurs cas limites de makkāt medina, catastrophe régionale, laissés sans solution, puis étudie des situations où le métayer a changé la semence demandée. La Guemara incline alors à reconnaître au propriétaire l’argument du mérite attaché à l’exécution exacte de son ordre, tandis qu’elle distingue aussi entre malchance du propriétaire et malchance du métayer. Une objection tirée d’Arakhin conduit à préciser, pour le rachat d’un champ vendu, ce que signifient des « années de récolte », avec des distinctions sur la shevi‘it et le champ consacré. Shmuel limite ensuite la réduction due au cas où l’on a effectivement semé. Sur 106b, la Guemara traite du nombre de ressemis exigés, du terme de la saison des semailles, puis de plusieurs récits concrets: rivière bouchée, foin devenu orge, vin devenu vinaigre. Le daf se conclut par l’interdiction de modifier la culture convenue.

Catastrophe régionale et perte agricolePortée de l’engagement contractuel du métayerMérite, malchance et causalité dans l’argumentation talmudiqueDéfinition des saisons agricoles et de la ḥazaka

Les points à retenir

  • Plusieurs dilemmes sur la définition exacte d’une catastrophe régionale restent en teiku, mais quand le métayer a désobéi à l’ordre de semer, le propriétaire peut invoquer la perte d’un mérite lié à l’obéissance.
  • Quand tous les champs d’une seule partie sont atteints, la Guemara distingue entre calamité générale et « mauvaise étoile » personnelle, et n’applique pas automatiquement la même logique au propriétaire et au métayer.
  • Le nombre de ressemis dépend d’une mahloket sur la ḥazaka: selon l’avis suivi, on s’arrête après deux échecs constatés ou seulement après trois.
  • Pour payer depuis la récolte du champ lui-même, un critère central est de savoir si la terre a accompli ou non la mission convenue avec le propriétaire.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.