Résumé public du daf
Daf 95Baba Metsia
Le daf précise d’abord pourquoi, pour le sho’el, blessure et mort suffisent chacune à entraîner paiement, puis cherche la source de sa responsabilité pour geneva va-aveda. Celle-ci n’est pas tirée d’une simple analogie avec blessure ou mort, mais d’un kal va-ḥomer à partir du shomer sakhar. La souguia étend ensuite la règle de be’alav imo : lorsque le propriétaire est au service de l’emprunteur, l’exemption vaut aussi pour geneva va-aveda, par lecture du verset et, selon un avis, par le principe de dayo. Vient alors une mahloket d’Amoraïm sur la peshia dans un cas de be’alav imo. Les preuves tirées de la michna et d’une baraita restent d’abord indécises. Enfin, Rav Hamnuna restreint fortement be’alav imo, mais deux baraitot le réfutent : l’essentiel est la présence du propriétaire au moment de l’emprunt, même brièvement, non jusqu’à l’accident.
Les points à retenir
- Le sho’el est responsable de geneva va-aveda par kal va-ḥomer depuis le shomer sakhar, et non par simple analogie avec les cas de blessure ou de mort.
- L’exemption de be’alav imo est étendue aux cas de geneva va-aveda grâce au lien textuel entre les paragraphes du shomer sakhar et du sho’el, et selon un avis aussi via dayo.
- Rav Aḥa et Ravina débattent de la peshia lorsqu’il y a be’alav imo : l’exemption couvre-t-elle aussi une responsabilité seulement déduite, et non écrite explicitement ?
- Les baraitot rejettent la restriction de Rav Hamnuna : le propriétaire n’a pas besoin d’être occupé avec le même animal ni de travailler jusqu’au sinistre ; sa présence au moment de l’emprunt suffit.