Résumé public du daf
Daf 23Beitsa
Le daf s’ouvre sur Yom Tov et la question de l’odeur : poser des aromates sur un tesson brûlant ou parfumer un vêtement peut être interdit, selon Rabba et Rav Yossef, lorsqu’on « crée une odeur nouvelle »; Rava permet au contraire de jeter les aromates sur les braises, par analogie avec la viande grillée. La souguia rapporte ensuite l’épisode de ketura, puis celui de Todos de Rome, critiqué pour avoir instauré la consommation de chevreaux rôtis entiers à Pessaḥ, trop semblables au qorban Pessaḥ. La mishna passe à Rabbi Elazar ben Azarya : la « vache » qui sortait avec une lanière n’était pas la sienne, mais son absence de protestation la lui fait attribuer. Vient alors la grande discussion sur mekardin, berocher et le davar she-eino mitkaven. Enfin, le daf traite de la touma du moulin à poivre, du chariot d’enfant et du piégeage des poissons et animaux en enclos.
Les points à retenir
- Selon la distinction de la Guemara, renforcer une odeur déjà présente n’est pas la même chose que produire une odeur nouvelle dans un vêtement ou un récipient.
- L’épisode de Todos de Rome montre la sensibilité des Sages à tout usage pouvant faire ressembler un repas domestique à une consommation de sacrifice hors du Temple.
- La discussion sur mekardin et sur le chariot met au centre le principe de davar she-eino mitkaven et les divergences entre Rabbi Yehouda, les Ḥakhamim et Rabbi Elazar ben Azarya.
- Le moulin à poivre est analysé comme un ustensile composite : chacune de ses parties reçoit un statut propre en matière de touma.