Résumé public du daf
Daf 35Beitsa
Le daf examine si Chabbat, la teruma, la cour ou la transaction rendent des fruits redevables des dîmes avant l’achèvement de leur travail (gmar melakha). À partir du cas des olives prises dans un ma’atan, la Guemara analyse la règle de Rabbi Eliezer : tant que les restes peuvent être remis en place, la prise n’est pas fixée. Puis elle requalifie sa position : Rabbi Eliezer considère déjà que la teruma fixe les fruits, et Chabbat a donc, selon cette ligne, un effet a fortiori. Une source sur une grappe mangée en entrant dans une cour ou à la tombée de Chabbat est résolue par Rabbi Natan. Rabbi Yoḥanan énonce enfin un principe : ni Chabbat, ni teruma, ni cour, ni transaction ne fixent des fruits dont le travail n’est pas achevé. Le daf s’achève avec la mishna sur la descente de produits du toit un Yom Tov et sa discussion lexicale.
Les points à retenir
- Selon l’analyse de Rabbi Abbahu, l’impossibilité de remettre des olives touchées dans un ma’atan pur transforme la prise en consommation fixée pour les dîmes.
- La Guemara explore puis limite l’idée que Chabbat fixe les fruits pour les dîmes ; Rabbi Natan reformule une source apparemment contradictoire sur Rabbi Eliezer.
- Rabbi Yoḥanan formule un principe général : Chabbat, la teruma, la cour et la transaction ne fixent les fruits que si leur travail est déjà achevé.
- La mishna permet de descendre des produits du toit un Yom Tov pour éviter une perte, et la Guemara discute à la fois le mot employé et la quantité permise par comparaison à quatre ou cinq sacs.