Résumé public du daf
Daf 39Bekhorot
Le daf s’ouvre sur une série de safekim concernant l’épreuve alimentaire destinée à vérifier certaines affections permanentes : quantité exacte, moment par rapport au repas et à la boisson, animal attaché ou non, seul ou avec un autre, en ville, au champ ou dans un jardin proche. Rien n’est tranché. La Guemara précise ensuite deux procédures d’examen : trois vérifications réparties également sur quatre-vingts jours, et trois mois de fourrage humide puis sec pour des larmes constantes ; de là naît une question de me‘ila si le moum n’est reconnu qu’a posteriori. La michna énumère ensuite des moumim du nez, des lèvres, des gencives et des doubles dents, en distinguant le visible du caché. Enfin, le daf analyse le statut d’un membre interne manquant, puis des défauts des organes sexuels et de la queue, jusqu’à une digression de mesure appliquée aux tsitsit.
Les points à retenir
- La Guemara laisse en suspens toute une série de doutes sur les conditions exactes de l’épreuve alimentaire utilisée pour vérifier certaines affections durables de l’animal.
- Pour les taches blanches fixes, les trois examens doivent être répartis en tiers égaux sur quatre-vingts jours ; pour les larmes constantes, la question est de savoir si le moum vaut rétroactivement ou seulement à partir de la fin de l’épreuve.
- Le daf distingue soigneusement moum visible et moum caché : perforation du nez visible à l’extérieur, lèvre externe, gencives externes et internes, et statut particulier des doubles dents.
- Le manque d’un organe interne n’autorise pas l’abattage au titre de moum apparent, mais son effet sur l’aptitude au sacrifice est discuté à partir du cas du rein unique et des étapes de la collecte et de l’aspersion du sang.