Résumé public du daf
Daf 53Bekhorot
La mishna définit le ma‘asser behema : il s’applique en Eretz Yisrael comme en dehors, au temps du Temple comme après sa destruction, sur des animaux profanes seulement, séparément pour bakar et tzon, ensemble pour kevasim et izim, mais non entre animaux d’une année nouvelle et ancienne. La guemara concilie cela avec Rabbi Akiva : hors d’Eretz Yisrael, le dixième animal reçoit bien une qédoucha, mais il n’est pas amené à Jérusalem pour être offert; il n’est consommable qu’après un mum. Puis elle explique pourquoi on ne pratique plus ce prélèvement aujourd’hui : non à cause du seul yatom, mais surtout par crainte de takala sur des animaux consacrés impossibles à offrir. Le daf précise ensuite pourquoi même les qodashim qalim n’entrent pas dans le ma‘asser, puis établit par les versets la différence entre espèces et entre années de naissance.
Les points à retenir
- La mishna distingue plusieurs cadres du ma‘asser behema : lieu, époque, statut profane ou consacré, espèce animale et année de naissance.
- Rabbi Akiva n’est pas en contradiction avec la mishna : hors d’Eretz Yisrael, la qédoucha du dixième existe, mais non son apport à Jérusalem pour le sacrifice.
- Aujourd’hui, les Sages ont cessé de prélever le ma‘asser behema par crainte de takala sur des animaux consacrés qu’on ne peut pas offrir après le Churban.
- Les versets permettent de prélever ensemble sur kevasim et izim, mais interdisent de prélever du nouveau sur l’ancien, par rapprochement avec la dîme des récoltes et par l’expression « année par année ».],