Résumé public du daf
Daf 105Chabat
Le daf conclut d’abord la sugyah de l’écriture : séparer des lettres peut compter comme écrire deux lettres, selon qu’elles demandent ou non des couronnes. La Guemara développe ensuite la notion de notarikon, en montrant plusieurs mots bibliques lus comme des abréviations, d’Avraham à anokhi, yarat, karmel, nimretzet et nitztadak. Puis la michna discute celui qui écrit deux lettres en deux temps, avec une prise de conscience entre les deux : Rabban Gamliel et les Sages débattent de la valeur d’une yedi’a pour une demi-mesure. Le daf passe ensuite au tissage, à ses mesures de responsabilité, aux cas des mailles, du nirin et du keiros, puis à la couture et à la déchirure faite pour recoudre. Enfin, il traite de la déchirure de deuil ou de colère, des distinctions entre acte destructeur et réparateur, et ajoute des enseignements sur l’honneur dû au talmid ḥakham et au juste défunt.
Les points à retenir
- Le notarikon n’est pas un procédé marginal : la Guemara en trouve plusieurs exemples dans la Torah et les Ketouvim, avec des lectures condensées de mots bibliques.
- Le débat sur deux lettres écrites en deux moments dépend de la question suivante : une prise de conscience intermédiaire sépare-t-elle deux demi-actes ou peuvent-ils encore s’additionner ?
- Pour le tissage, la mesure de responsabilité varie selon qu’on commence une pièce ou qu’on ajoute à un tissu existant, et selon la manière de comprendre les fils épais ou fins.
- Déchirer sur Chabbat n’est pas évalué seulement par l’apparence de destruction : le contexte de deuil, de colère, d’utilité réparatrice ou d’apaisement change l’analyse talmudique.