Résumé public du daf
Daf 112Chabat
Le daf poursuit la classification des nœuds de Chabbat selon leur stabilité : certains sont interdits rabbinquement sans entraîner de ḥatat, tandis que d’autres sont permis d’emblée, comme la fermeture d’un vêtement féminin ou d’une coiffe, même dans des cas où l’on aurait pu croire qu’un lien resterait fixé. La Guemara examine ensuite les lacets de chaussures et de sandales et résout des baraitot contradictoires en distinguant le nœud du cordonnier, celui d’un usage ordinaire et celui que l’on défait chaque jour. Plusieurs récits montrent que tout dépend de l’usage concret de l’objet. À partir d’une sandale déchirée, la discussion bascule vers son statut de keli pour Chabbat, la touma et la ḥalitza, puis vers l’idée qu’un objet réparé peut devenir une réalité nouvelle : panim ḥadashot. Le daf revient enfin à d’autres nœuds permis de la michna.
Les points à retenir
- La notion décisive est la permanence du nœud : un nœud destiné à être défait régulièrement n’a pas le même statut qu’un nœud de fabrication ou de fixation durable.
- Les cas de chaussures et de sandales ne se contredisent pas : le statut varie selon le type de nœud et selon l’habitude des utilisateurs, comme à Meḥoza ou dans une sandale partagée.
- Une sandale cassée soulève une question plus large : reste-t-elle un keli pour Chabbat, pour la touma et pour la ḥalitza ? La Guemara relie ces domaines sans les confondre totalement.
- Le principe de panim ḥadashot ba'u lekan enseigne qu’après certaines cassures et réparations, l’objet réparé peut être juridiquement considéré comme autre que l’objet initial.