Résumé public du daf
Daf 142Chabat
Le daf poursuit l’étude du muktze quand un objet interdit se trouve avec un objet permis. La Guemara distingue d’abord l’enfant qui tient une pierre et celui qui tient un dinar : pour le dinar, les Sages interdisent par crainte que le père ne le ramasse s’il tombe. Elle explique ensuite pourquoi on peut déplacer un panier contenant une pierre ou de la terouma impure avec de la terouma pure : selon les cas, le panier contient aussi des fruits, les fruits seraient abîmés si on les jetait, ou bien on a besoin de la place du panier. Vient alors la discussion sur la séa de terouma retirée d’un mélange, et sur le fait que ce retrait ne soit pas vu comme une réparation. La michna suivante traite enfin d’une pierre sur un tonneau et de pièces sur un coussin : on incline ou on secoue quand l’objet a été oublié, mais non lorsqu’il a été posé délibérément.
Les points à retenir
- Un dinar dans la main d’un enfant est plus strict qu’une pierre, non par essence, mais à cause d’un décret : s’il tombe, on risque de le ramasser.
- Un récipient contenant aussi du muktze peut parfois être déplacé si des fruits permis s’y trouvent, s’ils seraient abîmés autrement, ou si l’on a besoin de l’endroit qu’il occupe.
- Rav Ḥisda distingue entre besoin de l’objet lui-même et besoin de sa place pour expliquer le cas de la terouma impure et de la terouma pure.
- Pour la pierre sur le tonneau et les pièces sur le coussin, la différence décisive est souvent : l’objet a-t-il été oublié, ou posé volontairement avant Chabbat ?