Résumé public du daf
Daf 18Chabat
Le daf poursuit l’examen des actes commencés avant Chabbat dont l’effet continue pendant Chabbat. Il s’ouvre par le témoignage de Rabban Shimon ben Gamliel sur les vêtements confiés à un blanchisseur non-juif et par l’accord de Beit Shammai et Beit Hillel au sujet des pressoirs d’huile et de vin chargés avant Chabbat. La Guemara analyse ensuite la mélakha de lisha : l’ajout d’eau suffit-il déjà, ou faut-il un vrai pétrissage ? Les cas de farine, d’encre, de cendre et de terre sont comparés. Viennent alors plusieurs procédés permis la veille de Chabbat : irrigation, parfumage, soufrage, remède, face à l’exception du moulin. La discussion passe du bruit du moulin à la shevitat kelim, finalement rattachée à Beit Shammai. Le daf finit par les décrets liés à la crainte d’attiser les braises, plusieurs cas de cuisson de viande, puis les limites des ventes et dons à un non-Juif à l’approche de Chabbat.
Les points à retenir
- La discussion sur lisha oppose l’idée que l’ajout d’eau suffit déjà à créer l’interdit et l’idée qu’il faut un pétrissage effectif ; la Guemara teste cette distinction sur plusieurs matières.
- Le moulin à eau fait figure d’exception parmi les procédés commencés avant Chabbat : la Guemara propose d’abord le problème du bruit, puis celui de la shevitat kelim.
- Après l’intervention de Rav Oshaya au nom de Rav Asi, la shevitat kelim est attribuée à Beit Shammai ; Beit Hillel permettent même quand l’ustensile agit de lui-même.
- Une grande partie de 18b organise les cas de cuisson de veille de Chabbat selon une gezerah : la crainte d’attiser les braises, d’où les distinctions entre viande crue, cuite, insuffisamment cuite, chevreau, bélier et four scellé.