Résumé public du daf
Daf 48Chabat
Le daf poursuit les limites du chauffage pendant Chabbat. La Guemara distingue d’abord des matières qui « font monter la chaleur » : le résidu d’olives est plus chauffant que le résidu de sésame, au point qu’on n’y pose même pas un plat cuit. Deux scènes à la maison de l’Exilarque illustrent ensuite des interdits préventifs : poser une cruche d’eau froide sur une bouilloire chaude, puis étendre un foulard sur une cuve, car on risque d’en venir à essorer. Le daf examine ensuite la hatmana avec des morceaux d’étoffe douce et leur statut de muktze, puis la remise de rembourrage dans un coussin ancien, distinguée du premier garnissage d’un coussin neuf. Enfin, la discussion se déplace vers la notion de hibbour en matière de touma : col d’un vêtement, assemblages temporaires, réceptacles d’un four et outils démontables.
Les points à retenir
- Le critère décisif dans plusieurs cas est la différence entre conserver une chaleur existante et produire un réchauffement nouveau.
- Des morceaux d’étoffe douce utilisés pour la hatmana ne deviennent pas automatiquement des kelim déplaçables ; ils peuvent rester muktze.
- Remettre un rembourrage tombé d’un coussin ancien n’équivaut pas au premier garnissage d’un coussin neuf, qui serait une fabrication d’ustensile.
- En matière de touma, un assemblage n’a pas toujours le même statut : tout dépend de l’usage, du caractère durable du lien et de l’importance qu’on lui accorde.