Résumé public du daf
Daf 7Chabat
Le daf part d’une vallée mentionnée comme cas atypique : si elle est entourée de méḥitsot de dix tefaḥim, elle peut relever du reshout ha-yaḥid, comme un karpef non destiné à l’habitation, bien que les Sages y limitent le port. La Guemara précise ensuite quels espaces sont qualifiés de karmelit : angle voisin du reshout ha-rabbim, espace entre les colonnes, banc des marchands, selon le critère décisif de l’usage commode ou non par la foule. Elle examine aussi comment un obstacle, des épines ou même des excréments affectent le statut du sol public. Puis elle fixe deux bornes de la karmelit : quatre tefaḥim de surface minimale et une hauteur seulement jusqu’à dix tefaḥim. Enfin, le daf traite d’une maison trop basse à l’intérieur, des ḥorei reshout ha-yaḥid et ḥorei reshout ha-rabbim, d’un mur recevant un objet lancé, et du principe que le reshout ha-yaḥid monte jusqu’au ciel.
Les points à retenir
- Un espace entouré de méḥitsot valables reste, au niveau de la Torah, un reshout ha-yaḥid même s’il n’est pas hukaf le-dira ; l’interdiction rabbinique d’y porter ne change pas son statut de base.
- La définition de la karmelit dépend beaucoup de la praticabilité : un angle, l’espace entre des colonnes ou un banc peuvent être karmelit parce que la circulation du public y est gênée.
- La karmelit exige une surface d’au moins quatre tefaḥim et ne s’étend que jusqu’à dix tefaḥim de haut ; au-dessus, elle n’a plus ce statut.
- Dans une maison dont la hauteur intérieure est inférieure à dix tefaḥim, l’intérieur reste karmelit ; selon Abayé, creuser un carré de quatre sur quatre atteignant dix tefaḥim peut faire basculer toute la maison en reshout ha-yaḥid.