Résumé public du daf
Daf 71Chabat
Le daf examine jusqu’où une ḥattat peut couvrir plusieurs fautes commises dans des shegagot liées entre elles. La Guemara part d’un cas de qetsira et de teḥina : l’expiation d’un acte peut-elle en entraîner une autre du même ensemble ? Abayé étend ce mécanisme plus loin que Rava, qui admet l’« entraînement » mais refuse qu’une expiation déjà obtenue par entraînement en entraîne une troisième. Le débat est comparé au cas de trois kezeytim de ḥelev mangés avec des moments de yedi'a différents. Puis Rabbi Zeira demande si deux demi-mesures commises sous deux formes distinctes de shegaga s’additionnent ; la discussion passe par la michna sur un même interdit, plusieurs interdits, et les deux plats de Rabbi Yehoshoua. Sur 71b, Rav Houna invoque Rabban Gamliel : il n’y a pas de yedi'a pour un chatzi shiur. Enfin, Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish débattent de ce qui sépare les ḥattaot : yedi'a, hafrasha ou kappara.
Les points à retenir
- Selon Abayé, l’expiation d’une teḥina peut entraîner l’expiation d’une autre teḥina du même lapse de conscience ; selon Rava, l’entraînement existe, mais ne se prolonge pas en chaîne.
- Le cas des trois kezeytim de ḥelev sert de modèle : chez Rava, l’offrande apportée pour le morceau du milieu couvre les trois, car le milieu est commun aux deux lapses de conscience.
- Rabbi Zeira interroge l’addition de deux demi-grogeret commises sous deux types différents de shegaga ; la réponse initiale les sépare en raison du nombre de ḥattaot, mais la discussion est compliquée par la michna des deux plats.
- Sur 71b, Rav Houna explique qu’une yedi'a entre deux demi-mesures ne coupe pas selon Rabban Gamliel, tandis que Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish discutent plus largement de la force séparatrice de la yedi'a, de la hafrasha et de la kappara.