Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 4Chevouot

Le daf part d’une inférence tirée de la michna sur les serments : le cas passible de malkot est le serment négatif violé par un acte, ce qui appuie l’idée qu’un lav sans acte n’entraîne pas de flagellation. La Guemara explique alors pourquoi Rabbi Yoḥanan suit une michna anonyme plus tardive : Rabbi Yehouda HaNassi aurait d’abord enseigné une position, puis s’en serait rétracté, sans retirer la première, car « une michna ne bouge pas de sa place ». Elle tente ensuite de lire l’ouverture du traité en termes de malkot, via la baheret et la hotza’a de Chabbat, puis rejette cette lecture à cause du langage de yediot et du korban oleh ve-yored. Rav Yossef puis Rav Kahana rapportent comment Rabbi articule yediot ha-touma et serments. Enfin, le daf relie Rabbi à Rabbi Akiva par la méthode de ribbouy ou-mi’out, tout en soulevant une difficulté depuis la loi du percement de l’eved ivri.

Autorité relative des michnayot anonymesLav sans acte et malkotYediot ha-touma et oubli fautifComposition de la michna par Rabbi Yehouda HaNassiMéthodes d’exégèse des versets

Les points à retenir

  • La distinction centrale est entre un interdit transgressé par un acte et un lav she-ein bo ma’aseh : cela éclaire pourquoi certains serments n’entraînent pas malkot.
  • La préférence donnée à une michna anonyme plus tardive repose sur l’idée que Rabbi Yehouda HaNassi a pu changer d’avis, tout en laissant l’ancienne formulation en place.
  • L’ouverture du traité ne peut finalement pas parler de malkot, car elle traite d’un schéma de conscience initiale, oubli intermédiaire et conscience finale menant à un korban oleh ve-yored.
  • Le daf met en jeu deux méthodes d’exégèse, ribbouy ou-mi’out et kelal ou-perat, pour situer l’opinion de Rabbi sur les serments et sur d’autres lois.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.