Résumé public du daf
Daf 39Erouvin
Le daf commence par distinguer une préparation visible après Chabbat d’un acte ambigu : marcher vers un champ ou les bains manifeste une hakhana, tandis qu’aller vers un lieu d’eirouv n’indique rien de certain aux observateurs. La Guemara précise ensuite les combinaisons possibles entre eirouv « avec ses pieds » et eirouv « avec du pain » sur deux jours consécutifs, et rapporte l’avis de Chmouel selon lequel, pour deux jours avec du pain, il faut le même pain. La michna traite ensuite des deux jours de Roch Hachana à l’époque du calendrier fixé par témoins : Rabbi Yehouda permet de les dissocier pour l’eirouv, pour un panier de tevel et pour un œuf pondu le premier jour, tandis que les Sages refusent. La Guemara relie ce refus à Rabbi Yossé, pour qui les deux jours de Roch Hachana forment comme « un long jour », puis discute le cas d’un daim apporté chez l’Exilarque.
Les points à retenir
- Une marche n’est interdite comme préparation que lorsqu’elle révèle clairement une intention pour l’après-Chabbat ou l’après-Yom Tov.
- Selon Rav Yehouda, on peut passer du pain aux pieds pour le second jour si le pain a été mangé, mais non des pieds au pain, car cela ressemblerait à une préparation de Yom Tov pour Chabbat.
- Rabbi Yehouda distingue les deux jours possibles de Roch Hachana pour l’eirouv, le tevel et l’œuf ; les Sages, identifiés ici à Rabbi Yossé, s’y opposent.
- Le daf explore aussi si les deux jours de fête en diaspora ont le même statut que Roch Hachana, à partir du récit du daim de la maison de l’Exilarque.