Résumé public du daf
Daf 64Erouvin
Le daf s’ouvre sur la présence d’un nokhri dans une ruelle : un eiruv « de rappel » est rejeté par Rava, car les enfants pourraient en déduire à tort qu’un eiruv fonctionne même sans location du domaine du non-Juif. Il propose plutôt qu’un Juif obtienne un droit d’usage chez le nokhri, à la manière d’un sekhir ou d’un leqit, afin de louer en son nom. La Guemara passe ensuite au vin : Rav Naḥman se rétracte d’avoir jugé certaines paroles de Torah « belles » ou non. On distingue alors le shatouï du shikor selon l’aptitude à parler devant un roi, puis l’on recommande de consacrer à une mitsva une part d’un bien acquis sans peine. Sur 64b, le récit de Rabban Gamliel entre Akko et Keziv éclaire l’effet du vin, la nourriture trouvée, le ḥametz d’un nokhri après Pessaḥ et la hatarat nedarim, entre ḥarata et petaḥ.
Les points à retenir
- Face à un nokhri dans un mavoi, Rava refuse un simple eiruv de souvenir : la solution passe par un Juif assimilé à un sekhir ou un leqit du nokhri, capable de louer en son nom.
- Même s’il y a plusieurs sekhirim ou leqitim juifs du nokhri, on n’ajoute pas de ḥoumra : cette possibilité a été donnée uniquement comme koulah.
- Le daf distingue celui qui a bu de l’ivrogne par un critère fonctionnel : peut-il encore parler devant un roi ? Cela sert pour la prière et pour rendre une décision.
- Pour stabiliser un gain venu sans effort direct, on en consacre une part à une mitsva ; le récit de Rabban Gamliel sert ensuite de base à plusieurs règles sur le vin, les vœux et le respect de la nourriture.