Résumé public du daf
Daf 50Guitin
Le daf s’ouvre sur la responsabilité de l’arev : en général, même si le débiteur n’a pas de biens au moment de l’engagement, la garantie vaut, sauf pour l’arev de ketouba, car il cherche surtout à faciliter le mariage et la femme ne « prête » rien. Ravina en déduit aussi que le recouvrement de la ketouba depuis du ziborit vise même le mari vivant, réfutant Mar Zutra. La suite examine les créances sur les biens des yatomim : débat sur le rang de terre recouvrable, distinction entre Torah et takkana, et conclusion que « yatomim » vise aussi les majeurs, pour le serment comme pour le ziborit. Sur 50b, la Guemara demande si la règle protégeant les acheteurs vaut aussi pour des biens donnés en cadeau. Enfin, elle explique pourquoi certains droits, comme les peirot ou les mezonot, ne sont pas recouvrés sur des biens déjà vendus : soit parce qu’ils ne sont pas écrits, soit parce qu’ils ne sont pas d’un montant fixé.
Les points à retenir
- L’arev est généralement tenu, mais l’arev de ketouba ne l’est pas, parce que son intention est de favoriser la mitsva du mariage et non de s’obliger pleinement.
- La preuve de Ravina montre que la ketouba se recouvre du ziborit même face au mari lui-même, et pas seulement depuis des orphelins.
- Pour les yatomim, la règle du recouvrement depuis du ziborit et l’exigence d’un serment valent aussi pour des héritiers majeurs.
- Les obligations non écrites dans l’acte ou non fixées à l’avance, comme les peirot selon certaines opinions, ne se recouvrent pas sur des biens déjà aliénés.