Résumé public du daf
Daf 90Guitin
Le daf s’ouvre par la conclusion de la sugya précédente: la femme concernée est permise aux deux hommes. La michna présente ensuite trois positions sur le divorce: Beit Shammaï ne l’autorisent qu’en cas de devar erva; Beit Hillel même pour un grief mineur; Rabbi Aqiva même si une autre femme plaît davantage au mari. La guemara lit finement l’expression ervat davar: Beit Hillel y voient à la fois l’élargissement des motifs et la permission de remariage même après un divorce lié à l’adultère; Beit Shammaï y rattachent l’exigence de deux témoins. Rava discute encore du guet donné sans motif et blâme le mari qui prépare un divorce en secret. Enfin, le daf oppose plusieurs attitudes conjugales, qualifie certains cas d’impudeur grave, et condamne particulièrement le divorce de la première épouse.
Les points à retenir
- La michna met en regard trois lectures de Deutéronome 24:1: devar erva pour Beit Shammaï, tout défaut pour Beit Hillel, et même l’absence de faveur aux yeux du mari pour Rabbi Aqiva.
- Autour de l’expression ervat davar, Beit Hillel combinent extension des motifs et possibilité de remariage, tandis que Beit Shammaï lisent davar à la lumière du témoignage et exigent deux témoins.
- Rava distingue le cas exceptionnel du violeur, que la Torah oblige à reprendre, d’un guet ordinaire donné sans motif explicite; il condamne aussi le mari qui prépare un divorce alors que sa femme vit avec lui en confiance.
- Les passages aggadiques opposent jalousie excessive, conduite ordinaire et tolérance coupable; le daf qualifie de mitsva le renvoi d’une femme à la conduite gravement impudique, mais décrit le divorce de la première épouse comme particulièrement tragique.