Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 15Haguiga

Le daf s’ouvre sur un cas limite de conception: on n’exige pas d’imaginer un rapport exceptionnel « comme Shmuel », rare, mais la Guemara envisage une grossesse survenue autrement, tout en précisant la condition du zera‘. Elle passe ensuite à ben Zoma, absorbé par le Ma‘assé Beréchit, et discute la distance entre les eaux supérieures et inférieures ainsi que la faiblesse de sa preuve. Le centre du daf est consacré à Aḥer: sa dérive après la vision de Mitatron, son exclusion annoncée, ses échanges profonds avec Rabbi Meïr sur les versets, puis sa transgression publique. Le second amoud suit sa fin: les enfants des synagogues, son sort après la mort, les efforts de Rabbi Meïr puis de Rabbi Yoḥanan, la question d’apprendre d’un maître fautif, les images de l’écorce et du fruit, les défauts intérieurs de Aḥer, et enfin Rabbi Akiva, accueilli dans le Pardès.

Téchouva et exclusionLimites de la spéculation sur la créationRapport entre savoir de Torah et caractère moralJustice céleste, mérite et sanctionCompassion divine même envers le fautif

Les points à retenir

  • La Guemara distingue entre un scénario rarissime qu’on n’intègre pas au raisonnement ordinaire et une autre possibilité de conception, compatible avec le maintien de la virginité physique.
  • Ben Zoma contemple la création, mais sa lecture est critiquée: il appuie la séparation des eaux sur un verset du premier jour, alors que cette séparation est dite au deuxième.
  • Aḥer devient hérétique après avoir mal interprété la place de Mitatron; plusieurs récits montrent ensuite à la fois sa rupture, sa lucidité intellectuelle et l’insistance de Rabbi Meïr à chercher son retour.
  • Le daf interroge la transmission de la Torah par un maître imparfait: pour un adulte, Rabbi Meïr est présenté comme capable de prendre le contenu juste et de rejeter l’écorce fautive.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.