Résumé public du daf
Daf 27Haguiga
Le passage part d’un verset d’Ézéchiel où la table du Temple, pourtant revêtue, est appelée « bois » : son identité de keli etz demeure, et si elle pouvait recevoir la touma, c’était parce qu’on la sortait pour la montrer aux pèlerins. Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish lisent ensuite le verset qui dit à la fois « autel » et « table » : tant que le Temple existe, l’autel expie ; après sa destruction, la table de l’homme expie par l’accueil des nécessiteux. La Guemara revient alors à la mishna sur les ustensiles du Temple et discute le statut des deux autels, soit « comme la terre », soit comme objets revêtus. Deux lectures de la mahloket sont proposées, puis la Guemara affirme que, dans ces cas, le revêtement est subordonné. Enfin, deux derashot affirment que le feu de la Géhenne n’atteint ni les talmidei ḥakhamim ni même les pécheurs d’Israël.
Les points à retenir
- Le verset d’Ézéchiel conserve à la table du Temple son statut de « bois » malgré son revêtement, ce qui éclaire son rapport à la touma.
- Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish relient « autel » et « table » pour enseigner qu’après la destruction du Temple, la table de l’homme peut devenir lieu d’expiation par l’hospitalité.
- La discussion entre Rabbi Eliezer et les Ḥakhamim porte sur le fondement de la pureté ou de l’impureté des autels : comparaison à la terre, fixation au sol, ou importance du revêtement.
- Les deux enseignements aggadiques finaux utilisent un kal va-ḥomer pour parler de l’impuissance du feu de la Géhenne face aux sages de la Torah et, d’une autre manière, face aux pécheurs d’Israël.