Résumé public du daf
Daf 4Haguiga
Le daf s’ouvre sur la définition du shoteh : après l’analogie avec un bœuf rendu mu‘ad par trois coups différents, Rav Pappa objecte qu’une seule conduite destructrice peut déjà suffire, sans que la question soit totalement tranchée. La Guemara passe ensuite aux exemptions de la mitsva de re’iyah au Temple : femmes, tumtum, androgynos, mineur, certains esclaves, personnes physiquement limitées, métiers à l’odeur repoussante, arel, tamei et aveugle d’un œil. Les versets sont lus de près : « zekharim », « zekhurekha », « kol zekhurekha », « yera’eh / yireh », ou encore le rapprochement entre « venir » et « apporter ». Le second ‘amoud prend une tonalité de moussar : plusieurs Amoraïm pleurent sur des versets de reproche, de jugement et d’incertitude, jusqu’au récit de l’ange de la mort et des deux Miriam, qui illustre une mort survenue de manière troublante.
Les points à retenir
- Selon Rav Pappa, la baraita sur celui qui détruit ce qu’on lui donne remet en cause l’idée qu’il faille toujours trois comportements aberrants pour qualifier un shoteh.
- Les exclusions et inclusions de la re’iyah sont dérivées mot à mot des versets : femmes, tumtum, androgynos, mineur en âge de ḥinoukh, et catégories incapables de « monter avec tous tes mâles ».
- La Michna sur les esclaves est relue par Ravina comme visant spécialement le cas du demi-esclave, demi-homme libre, et non l’esclave entièrement non affranchi בלבד.
- La lecture « yera’eh / yireh » fonde l’exemption de l’aveugle d’un œil, puis ouvre une série de passages où les Sages méditent sur le din, la tokhaḥa et la fragilité de l’homme devant Dieu.