Résumé public du daf
Daf 9Haguiga
Le daf s’ouvre par une précision sur la sougya précédente : « finir » ne veut pas dire avoir déjà tout offert, mais distinguer entre un premier jour encore en cours et un premier jour déjà achevé ; si la journée est passée sans que toutes les offrandes aient été apportées, on peut encore les offrir ensuite. La michna enseigne alors que la ḥaguiga de Soukkot admet des tashloumin pendant toute la fête, jusqu’à Chemini Atseret, mais pas après. La Guemara l’apprend d’une gezerah shavah sur le mot « atzeret » et discute la nature de ce rattrapage selon Rabbi Yoḥanan et Rabbi Osha’ya, notamment pour un boiteux guéri au deuxième jour. Puis viennent les cas du nazir et du zav autour de la question de la nuit comme meḥusar zeman. Le daf se clôt sur les lectures de « ce qui est tordu », entre mitsva manquée, étude délaissée et faute irréparable.
Les points à retenir
- À Soukkot, la ḥaguiga peut être apportée en tashloumin pendant les jours restants, et même à Chemini Atseret, mais pas après la fête.
- La gezerah shavah entre les deux occurrences de « atzeret » sert à inclure Chemini Atseret comme temps de rattrapage, tandis que les versets « lui » et « au septième mois » en fixent les limites.
- Rabbi Yoḥanan et Rabbi Osha’ya discutent si les autres jours réparent seulement le premier jour ou bien se remplacent mutuellement ; le cas d’un boiteux guéri au deuxième jour met en lumière cette différence.
- Le verset « ce qui est tordu ne peut être redressé » reçoit plusieurs applications : mitsva définitivement manquée, relation interdite aux conséquences durables, et talmid ḥakham qui abandonne son étude.