Résumé public du daf
Daf 105Ketouvot
Le daf s’ouvre sur la fin de la michna : selon Ḥanan, la femme qui réclame sa ketouba ne jure qu’à la fin, lorsqu’elle apprend la mort de son mari, tandis que les fils des Kohanim Guedolim exigent un serment au début et à la fin ; Rabban Yoḥanan ben Zakkaï soutient Ḥanan. La Guemara passe ensuite aux dayyanim de Jérusalem : pourquoi tantôt deux, tantôt trois, et pourquoi les appeler juges de gezeirot ou de gezeilot. Puis elle traite de leur rémunération, ainsi que du cas de Karna, qui ne prenait pas un pot-de-vin mais un sekhar batala visible. Le reste du daf développe l’interdit du shoḥad : argent, dépendance, emprunt, affection, haine, et même service verbal. Plusieurs récits montrent qu’un simple geste ou cadeau incline déjà le cœur du juge.
Les points à retenir
- Selon Ḥanan, le serment lié à la ketouba n’est requis qu’à la fin ; d’autres Tannaïm exigent aussi un serment au début du départ.
- Les juges de Jérusalem sont appelés "ceux qui prononcent des gezeirot" parce qu’ils fixaient aussi des évaluations en matière de dommages proches du vol.
- Un juge ne peut pas recevoir d’avantage des plaideurs ; seule une compensation de perte de travail, clairement identifiable comme telle, est discutée dans le daf.
- Le shoḥad ne se limite pas à l’argent : un service, un cadeau habituel apporté plus tôt, ou toute proximité affective peut disqualifier un juge.