Résumé public du daf
Daf 21Ketouvot
Le daf analyse d’abord la mahloket entre Rabbi Yehouda HaNassi et les Rabbanan sur le sens du témoignage des signataires venus confirmer un shtar : parlent-ils de leur ketav yadam ou du contenu monétaire du document ? De là découlent les règles quand un témoin est mort, ainsi que la solution d’Abayé : déposer un spécimen de signature sur un tesson, et non sur parchemin, pour éviter la fraude. Shmouel tranche comme les Sages, tout en expliquant qu’un kiyyoum plus large fut parfois pratiqué pour protéger des orphelins d’une erreur judiciaire. La souguia rejette ensuite l’idée qu’un témoin et un juge puissent s’associer. Sur 21b, elle traite du kiyyoum par trois juges, du danger d’un acte rédigé trop tôt, puis discute jusqu’où un ‘ed peut devenir dayan, en distinguant entre kiddoush ha’hodech, de rang toraïque, et kiyyoum shtarot, rabbinique.
Les points à retenir
- Selon la clarification de la Guemara, Rabbi Yehouda HaNassi considère de façon tranchée que les signataires témoignent sur leurs signatures, tandis que les Sages les voient comme témoignant sur le contenu du document.
- Quand un des signataires est mort, la manière d’authentifier le shtar change ; Abayé permet au survivant de faire reconnaître sa signature par comparaison, à condition de l’écrire sur un tesson.
- Shmouel tranche comme les Sages, mais un cas de tribunal montre qu’on peut élargir le kiyyoum par précaution pour ne pas faire perdre de l’argent à des orphelins.
- La souguia distingue entre kiyyoum shtarot et kiddoush ha’hodech : dans le premier domaine, un témoin peut devenir juge selon l’enseignement discuté ici, alors que le second reste plus strict car il relève de la Torah.