Résumé public du daf
Daf 23Ketouvot
Le daf ouvre sur une baraita où deux séries de témoignages opposés produisent des effets différents pour les qiddoushin et le guet. Abaye lit chaque série comme fondée sur un seul témoin de chaque côté; Rav Ashi parle de deux contre deux et inverse les conclusions, en montrant que l’absence d’observation, même dans une même cour, ne prouve rien, car on peut fiancer ou divorcer en privé. La guemara discute ensuite la michna: quand des témoins arrivent après le mariage, à quel cas cela s’applique-t-il, et comment comprendre la ḥazaqa de Rav Hamnouna. Le père de Chmouel précise que «mariée» peut signifier simplement «autorisée par le beit din». Viennent ensuite des récits de femmes captives, dont les filles de Chmouel. Sur 23b, la michna et la tosefta analysent la crédibilité croisée de deux captives, puis celle de deux hommes revendiquant la kehouna, autour de peh she-assar, peh she-hitir.
Les points à retenir
- Selon Abaye, la différence entre qiddoushin et divorce dépend du statut de départ établi par les témoignages: libre dans un cas, mariée dans l’autre.
- Selon Rav Ashi, «nous n’avons pas vu» n’est pas une preuve, même pour des voisins d’une même cour; qiddoushin et divorce peuvent se faire discrètement.
- La discussion sur une femme disant «j’ai été divorcée» n’oppose pas nécessairement acceptation ou refus de la ḥazaqa de Rav Hamnouna, mais sa portée quand le mari n’est pas présent.
- Sur 23b, la parole d’une captive peut valoir pour l’autre et non pour elle-même; la guemara affine cela par les notions de témoignage préalable, d’eid eḥad contradicteur et de peh she-assar, peh she-hitir.