Résumé public du daf
Daf 38Ketouvot
Le daf commence par préciser pourquoi il faut encore le verset « kol ḥerem » : après plusieurs propositions rejetées, Rav Ashi conclut qu’il sert à enseigner qu’un condamné à mort ne paie pas non plus de knas, bien que le knas soit un ḥiddoush de la Torah. La michna traite ensuite de la na‘ara fiancée puis divorcée et violée : Rabbi Yossi HaGelili lui refuse le knas, tandis que Rabbi Akiva le lui reconnaît. La Guemara examine le verset « na‘ara betoula asher lo orasa », ses déductions possibles, puis l’emploie, selon une tradition de Rabbi Akiva, pour une gezerah shavah entre viol et séduction afin d’établir cinquante pièces et le paiement en shekalim. En 38b, la Guemara compare plusieurs lectures de Rabbi Akiva, propose de lire « qui n’est pas fiancée » au présent, puis conclut avec Abaye et le doute de Rava sur une éventuelle boguerout « dans la tombe ».
Les points à retenir
- Selon Rav Ashi, « kol ḥerem » est nécessaire pour exclure même le paiement d’un knas lorsqu’il y a peine capitale.
- La michna oppose Rabbi Yossi HaGelili, qui nie le knas pour une na‘ara fiancée puis divorcée, et Rabbi Akiva, qui le reconnaît.
- Une tradition attribuée à Rabbi Akiva rend « asher lo orasa » disponible pour une gezerah shavah entre viol et séduction, afin d’apprendre le montant de cinquante et le paiement en shekalim.
- La fin du daf discute le cas d’une victime décédée : Abaye exonère du knas si elle est morte avant le jugement, tandis que Rava doute d’une accession posthume au statut de bogeret.