Résumé public du daf
Daf 52Ketouvot
Le daf poursuit l’étude des obligations du mari envers sa femme captive. Abayé et Rava distinguent les cas où l’interdit de rester mariés vient de la captivité elle-même ou d’un autre facteur, puis relisent à cette lumière une baraita sur un neder qui force le divorce. La Guemara examine aussi si des héritiers doivent financer le rachat d’une femme capturée après la mort du mari, et conclut que non, car la clause de la ketouba supposait un retour comme épouse. Elle discute ensuite des limites du rachat, notamment selon Rabban Shimon ben Gamliel. Le daf passe aux soins médicaux d’une veuve entretenue par les orphelins, selon qu’ils ont un coût fixe ou non, avec un épisode concernant Rabbi Yoḥanan. Enfin, la mishna et la Guemara exposent plusieurs clauses implicites de la ketouba, surtout la ketoubat benin dikhrin destinée à encourager une dot généreuse.
Les points à retenir
- Selon Rava, le mari ne rachète sa femme interdite que si c’est la captivité qui la lui interdit; si l’interdit vient d’ailleurs, l’obligation ne s’applique pas.
- La baraita sur le neder est relue différemment par Abayé et Rava, notamment autour de la question du « statut initial » ou du « statut final » de l’épouse.
- Les héritiers ne rachètent pas une femme captive après la mort du mari, car ils ne peuvent pas accomplir la formule de la ketouba : la reprendre comme épouse.
- La ketoubat benin dikhrin et l’entretien des filles ou de la veuve valent même sans être écrits, car ce sont des tena’ei beit din.