Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 73Ketouvot

Le daf examine un homme qui a fait un kiddouchin sous condition puis a épousé la femme sans répéter cette condition. Pour Rav, s’il faut un guet, ce n’est pas parce qu’il a renoncé entièrement à sa condition, mais parce qu’« un homme ne fait pas volontairement de sa relation une be’ilat zenout » : l’union peut donc valoir kiddouchin, sans pour autant garantir la ketouba si la condition manque. La Guemara rapproche ce débat d’un autre cas, celui d’une qetana mariée par sa mère ou son frère, puis devenue adulte. Une michna semble d’abord réfuter Chmouel, puis 73b la relit autrement. Sont ensuite proposées plusieurs explications au besoin éventuel de guet : exigence rabbinique ou doute sur le kiddouchin. Enfin, Abayé conteste des limitations proposées par Rabba à l’aide de plusieurs baraitot, jusqu’au cas final de la mineure divorcée puis reprise, avec ses conséquences pour ḥalitza et yibboum.

Condition et validité du kiddouchinIntention présumée lors de la be’ilaDoute entre nullité du mariage et exigence de guetDifférence entre statut monétaire et statut d’interdit familial

Les points à retenir

  • Pour Rav, le nissouin sans précision ne signifie pas forcément renoncement à la condition initiale : il peut seulement éviter que la relation soit considérée comme une be’ilat zenout.
  • Le parallèle avec la qetana devenue adulte montre que Rav et Chmouel discutent plus largement de l’intention attribuée à une relation conjugale après un kiddouchin fragile ou incomplet.
  • Selon 73b, le guet peut être requis soit mi-divré ḥakhamim, soit par doute : en matière d’argent on n’accorde pas la ketouba sans preuve, mais en matière d’interdit on se montre strict.
  • Les baraitot de la suite affinent les distinctions entre erreur de condition, erreur halakhique, valeur inférieure à une perouta, silence du père, et reprise d’une mineure après divorce.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.