Résumé public du daf
Daf 85Ketouvot
Le daf s’ouvre sur la tefisa d’un bien du débiteur : la barque saisie par des créanciers après sa mort ne leur revient pas, car une saisie utile doit être faite du vivant du débiteur, avant la prise de possession des héritiers. Vient ensuite l’affaire d’un paiement contesté par des créanciers, tranchée par le miggo, puis la responsabilité du shaliaḥ qui a payé sans récupérer le shetar : il répond de la perte causée. Le daf traite aussi du serment, de la confiance personnelle du juge envers une personne non recevable comme témoin, et de la limite d’un seul témoin, qui ne peut qu’affaiblir un document. La suite examine l’“apparence de faux”, la restitution d’objets déposés chez un défunt grâce à un siman, l’attribution d’un legs à “Toviya”, et le cas d’une dette cédée par shetar qu’une femme ne peut plus remettre seule une fois mariée.
Les points à retenir
- Une tefisa pour recouvrer une créance n’est opérante que si elle est faite du vivant du débiteur ; après son décès, les héritiers ont déjà pris possession.
- Dans l’affaire de Bei Ḥozai, les créanciers sont crus grâce au miggo : puisqu’ils pouvaient nier tout paiement, ils peuvent soutenir qu’il s’agissait d’une autre dette.
- Le shaliaḥ qui paie sans se garantir par la remise du shetar agit au détriment de son mandant et supporte la perte.
- Pour récupérer un dépôt trouvé chez un défunt, le siman ne suffit que si le réclamant ne fréquentait pas habituellement la maison.