Résumé public du daf
Daf 93Ketouvot
Le daf s’ouvre sur une vente de champ sans garantie : tant que l’acheteur n’a pas pris possession du bien, il peut se rétracter en présence de contestataires ; la prise de possession est définie ici par le fait d’en parcourir les limites. La michna passe ensuite à trois femmes ayant des ketoubot de 100, 200 et 300 dinars face à une succession insuffisante. La Guemara explique ces répartitions soit par des retraits partiels de revendication entre créancières, soit, selon Rav Ya‘akov au nom de Ravina, par des saisies successives en plusieurs temps. Une baraita attribue cet enseignement à Rabbi Natan, tandis que Rabbi Yehouda HaNassi propose un partage égal. Le second amoud traite d’associés ayant investi des sommes inégales, en distinguant selon l’usage du bien acquis. Enfin, la michna aborde quatre femmes, la priorité chronologique, les serments et l’importance de l’heure inscrite sur les actes.
Les points à retenir
- La prise de possession d’un champ est ici marquée par le parcours de ses limites ; après cela, l’acheteur ne peut plus se rétracter à cause du risque connu.
- Les calculs de la michna sur trois ketoubot sont justifiés soit par un silouq partiel entre femmes, soit par des tefisot successives de la succession.
- Dans une association, la répartition des gains dépend de la nature du bénéfice : usage commun nécessaire d’un bien, ou valeur tirée d’une revente.
- Pour quatre femmes, l’antériorité du contrat détermine la priorité ; quand les actes sont très proches, l’heure inscrite devient décisive.