Résumé public du daf
Daf 106Khoulin
Le daf s’ouvre sur des récits montrant la gravité attribuée à la nétilat yadaïm : l’absence de mayim rishonim mène, selon les versions, à faire manger à un Juif de la viande interdite, et l’absence de mayim a’haronim provoque soit un divorce, soit un meurtre. La Guemara examine ensuite si l’on peut se laver les mains avec de l’eau chauffée ou avec les eaux chaudes de Tibériade, en distinguant eau sur place, eau puisée dans un récipient, et eau amenée par un fossé. Puis elle explique que la nétilat des mains pour les aliments profanes est un décret annexe à la terouma, et aussi une mitsva d’obéir aux Sages. À propos des fruits, les avis vont de l’absence d’obligation à la réprobation. Enfin, le daf précise jusqu’où laver les mains, la règle de ‘hatsitsa, et le cas d’une nétila du matin valable pour toute la journée si les mains sont gardées pures.
Les points à retenir
- Les récits d’ouverture relient l’omission de mayim rishonim et de mayim a’haronim à des conséquences très graves, avec deux versions transmises par Rav Dimi et Ravin.
- La mahloket sur l’eau chaude et les eaux de Tibériade dépend de distinctions concrètes : eau chauffée au feu, source chaude sur place, eau dans un keli, ou eau dérivée par un fossé.
- La nétilat yadaïm pour le ‘houlin est justifiée comme gezerah à cause de la terouma, et aussi comme mitsva d’écouter les paroles des Sages.
- Le daf fixe des mesures différentes selon les contextes, relie la ‘hatsitsa de la nétila à celle du mikvé, et rapporte qu’une nétila du matin peut servir toute la journée sous condition de vigilance.