Résumé public du daf
Daf 23Khoulin
Le daf commence par limiter une preuve biblique : l’expression « des tourterelles ou des jeunes colombes » sert à exclure de l’autel un oiseau objet de bestialité ou adoré, même si les défauts physiques ne disqualifient pas les oiseaux. La Guemara relie ici « hashḥata » à la débauche et à l’idolâtrie, mais montre pourquoi un verset particulier reste nécessaire. Elle passe ensuite à deux statuts intermédiaires : le palges, entre keves et ayil, puis le siour, entre matsa et ḥamets. Dans les deux cas, Rabbi Zeira demande s’il s’agit d’un safek ou d’une beriya bifnei atsma ; selon Rabbi Yoḥanan, le palges est une catégorie propre, tandis que chez bar Padda le doute demeure. Le daf conclut par la mishna opposant para adouma et egla aroufa, puis ouvre un qal va-ḥomer sur leur mode d’abattage.
Les points à retenir
- Un oiseau utilisé pour la débauche ou l’idolâtrie est disqualifié, bien que les blemishes ne disqualifient pas les oiseaux comme offrandes.
- Le palges soulève une question de principe : est-il un simple doute entre keves et ayil, ou une catégorie autonome ?
- Pour le siour selon Rabbi Yehouda, la Guemara hésite de même entre statut incertain et statut autonome, sans trancher.
- La mishna distingue radicalement para adouma et egla aroufa : ce qui convient à l’une ne convient pas à l’autre quant à la sheḥita et à la arifa.