Résumé public du daf
Daf 2Kidoushine
La michna ouvre le traité en énonçant qu’une femme est « acquise » pour les qiddouchin par kesef, shtar ou bi’a, et qu’elle « s’acquiert elle-même » par guet ou par la mort du mari. Elle ajoute le cas de la yevama, liée au yavam par la seule bi’a et libérée par halitsa ou par la mort du yavam. La guemara demande ensuite pourquoi la michna parle ici d’« acquisition », alors qu’un autre chapitre dira qu’« un homme fait le kiddushin ». Elle relie ce choix au qiddouchin par argent, dérivé du rapprochement entre « prendre » une femme et « prendre » le champ d’Efron, avec un appui supplémentaire dans Yirmeya. Puis elle examine la formulation : pourquoi parler de la femme, pourquoi exclure toute idée de qiddouchin sans son consentement, et pourquoi employer derekh au féminin. Le daf se conclut par plusieurs réponses sur derekh, jusqu’au mashal de Rabbi Shimon de l’objet perdu.
Les points à retenir
- La michna distingue trois modes de qiddouchin : kesef, shtar et bi’a ; Beit Shammaï exigent un dinar, Beit Hillel une perouta.
- La source du qiddouchin par argent est établie par analogie avec l’achat du champ d’Efron, puis confirmée par un verset sur l’acquisition de champs avec de l’argent.
- La formulation « la femme est acquise » sert aussi à faire place à « elle s’acquiert elle-même » et à écarter l’idée qu’un homme pourrait la consacrer sans son accord.
- Une grande partie du daf analyse le mot derekh : son genre grammatical, son emploi pour les trois modes, et son lien avec la bi’a et avec l’idée, chez Rabbi Shimon, que l’homme poursuit ce qu’il a perdu.