Résumé public du daf
Daf 38Kidoushine
Le daf poursuit la discussion sur le hadash à l’entrée en Eretz Yisrael : même selon l’avis qui lie l’interdit à l’héritage et à l’installation, les Israélites n’avaient pas besoin de manger la nouvelle récolte, car ils disposaient encore de manne. La Guemara harmonise les versets : la manne cesse de tomber à la mort de Moché, le 7 adar, mais les réserves durent jusqu’au 16 nissan ; elle déduit aussi que Moché est né et mort le 7 adar, signe que les années des justes sont “complétées”. Puis une baraïta de Rabbi Shimon ben Yoḥaï traite du hadash, des kilayim et de la orla, applicables aussi hors d’Eretz Yisrael. Sur 38b, Rabbi Elazar ben Rabbi Shimon formule la règle générale des mitsvot liées ou non à l’entrée dans le pays, avec les exceptions de shemittat kesafim et de l’affranchissement au yovel, avant la discussion sur la orla hors du pays : coutume locale selon Shmuel, ou halakha le-Moshe mi-Sinaï selon Rabbi Yoḥanan.
Les points à retenir
- Les versets sur la manne sont conciliés ainsi : elle a cessé de tomber au 7 adar, mais le peuple a consommé ce qui restait jusqu’au 16 nissan, même après l’entrée en Eretz Yisrael.
- La date du 7 adar pour la mort, puis la naissance, de Moché est déduite par calcul à partir du 10 nissan et par le mot « aujourd’hui » dans son discours des 120 ans.
- Rabbi Shimon ben Yoḥaï présente hadash, kilayim et orla comme des mitsvot commandées dès l’entrée dans le pays et valables aussi hors d’Eretz Yisrael, en appuyant cela par un qal va-ḥomer.
- Rabbi Elazar ben Rabbi Shimon distingue les mitsvot commandées avant l’entrée dans le pays et celles commandées après, tout en expliquant les exceptions de la shemittat kesafim et de l’affranchissement des esclaves au yovel, puis la Guemara oppose deux lectures du statut de la orla hors d’Eretz Yisrael.