Résumé public du daf
Daf 47Kidoushine
Le daf commence par préciser la michna : quand l’homme dit « avec ceux-ci », plusieurs objets peuvent s’additionner jusqu’à une perouta, même si la femme les mange un à un, car une fois reçus, « elle mange ce qui est à elle ». Une baraita confirme cette lecture et la Guemara en affine la formulation. Elle examine ensuite comment comprendre cette baraita selon Rabbi Ami, puis selon Rav et Chmouel, en la reliant à la logique de Rabbi Yehouda HaNassi dans les lois de piggoul : des énoncés juxtaposés peuvent rester distincts. Le daf passe alors à un autre axe : peut-on faire des kiddoushin avec une milveh ? Rav dit non, puisque « un prêt est donné pour être dépensé ». Plusieurs baraitot sont relues, corrigées ou réinterprétées. Enfin, la Guemara aborde le statut d’un acte de dette, son transfert, et les conditions conceptuelles permettant d’en faire un support de kiddoushin.
Les points à retenir
- Dire « avec ceux-ci » réunit les objets en un seul ensemble ; leur valeur s’additionne, même si elle les consomme aussitôt.
- Dire « avec celui-ci, et avec celui-ci » peut au contraire traiter chaque remise séparément ; selon le cas, il faut qu’un objet atteigne à lui seul la perouta.
- Rav affirme qu’on ne peut pas consacrer des kiddoushin avec une milveh, parce qu’un prêt est destiné à être dépensé et n’est plus en la possession du prêteur.
- Sur 47b, la Guemara discute le rapport entre dépôt, prêt et acte de dette, ainsi que les règles de transfert d’une créance par un shtar.