Résumé public du daf
Daf 7Kidoushine
Le daf ouvre sur des qiddoushin indirects : une femme peut être liée alors que l’argent va à un tiers, ou qu’un tiers acquiert grâce au paiement d’un autre, par analogie avec le ‘arev et l’affranchissement de l’‘eved kena‘ani ; certains cas reposent sur la combinaison de ces deux modèles. La Guemara examine ensuite le cas où la femme donne elle-même l’argent : cela n’opère que dans le cadre d’un adam ḥashouv, car le fait qu’il accepte son cadeau constitue pour elle un bénéfice. Rava distingue ensuite « la moitié de moi » de « la moitié de toi », et la comparaison avec la consécration d’un animal est limitée parce que les qiddoushin dépendent aussi de la volonté de la femme. Sur 7b, la Guemara déduit trois règles de dikhouï, enchaîne plusieurs questions laissées en teiku, puis conclut par la mahloket sur l’estimation de vêtements de soie.
Les points à retenir
- Des qiddoushin peuvent être valides même si la femme ne reçoit pas directement l’argent, grâce aux modèles du ‘arev et de l’‘eved kena‘ani.
- Quand la femme donne l’argent à l’homme, la validité envisagée dépend du bénéfice qu’elle retire de l’acceptation par un adam ḥashouv, et non d’un qinyan d’argent ordinaire.
- Rava valide « sois consacrée à la moitié de moi » mais non « la moitié de toi m’est consacrée », car une femme ne peut pas être liée à deux hommes, tandis qu’un homme peut épouser une autre femme.
- Plusieurs cas de demi-perouta, de formules fractionnées et d’acquisitions combinées restent non tranchés ; le daf se termine par le débat sur la nécessité d’évaluer des vêtements de soie remis pour des qiddoushin.