Résumé public du daf
Daf 23Kinnim
La mishnah suit les effets d’un oiseau qui s’échappe d’un ken setouma : s’il sort, meurt ou rejoint des oiseaux voués à mourir, on reconstitue le couple restant ; s’il entre parmi des oiseaux offerts, il devient impropre et fait perdre son pair. Elle illustre ensuite les invalidations successives par des passages d’un groupe à l’autre, d’abord entre deux femmes ayant chacune deux couples, puis dans une chaîne de sept groupes où chaque envol et chaque retour retranche encore des couples, avec une opinion dissidente sur la septième femme. Si un oiseau déjà condamné s’échappe, tout devient à laisser mourir. La mishnah distingue aussi ken setouma et ken meforash, puis le cas d’un couple non assigné placé entre hatat et olot. Enfin, elle interdit d’apparier torim et bnei yonah, rapporte Ben Azzai, et traite l’obligation des héritiers après un décès.
Les points à retenir
- Dans un ken setouma, la perte d’un oiseau n’entraîne pas toujours la perte de tout le groupe : selon le cas, on peut simplement prendre un nouveau compagnon pour l’oiseau restant.
- Lorsqu’un oiseau passe d’un groupe à l’autre puis revient, le départ et le retour ont chacun un effet propre d’invalidation ; la mishnah calcule ces pertes pas à pas.
- Dans la grande chaîne de sept groupes, les pertes s’accumulent selon un schéma précis, et une opinion dissidente estime que la septième femme ne perd pas encore un couple lors de la dernière séquence.
- La fin de la mishnah articule plusieurs distinctions : ken setouma et ken meforash, répartition entre hatat et olah, impossibilité de mêler torim et bnei yonah, avis de Ben Azzai, et devoir éventuel des héritiers de compléter l’offrande.