Résumé public du daf
Daf 13Meguila
Le daf ouvre sur le statut de Mordekhaï : bien qu’il soit benyaminite, il est appelé Yehudi soit par rattachement historique aux fautes de Yehouda et de Chaoul, soit, selon Rabbi Yoḥanan, parce que rejeter l’idolâtrie vaut le nom de Yehudi. La Guemara illustre ensuite la lecture midrashique des noms avec Bithya, fille de Pharaon, puis avec les multiples noms de Moché, et en déduit qu’élever un orphelin est compté comme l’avoir engendré. Revenant à Esther, elle examine ses noms, son orphanat, son lien avec Mordekhaï, sa vie au palais et les interprétations de sa faveur auprès d’A’hashverosh. Le second amoud relie la tseniout de Ra’hel et de Chaoul à la naissance d’Esther, explique la découverte du complot de Bigthan et Teresh, puis lit l’ascension de Haman comme précédée par le remède divin, jusqu’au pur d’Adar, à sa calomnie et à l’antériorité des shekalim d’Israël.
Les points à retenir
- Selon Rabbi Yoḥanan, le titre Yehudi appliqué à Mordekhaï ne décrit pas seulement une tribu : il peut désigner celui qui rejette l’idolâtrie.
- Le passage sur Bithya enseigne à la fois la lecture midrashique de plusieurs noms de Moché et le principe selon lequel élever un orphelin est compté comme l’avoir engendré.
- La Guemara discute longuement Esther : sens de ses deux noms, absence totale de père et de mère, relation avec Mordekhaï, organisation de sa vie au palais et secret sur son origine.
- Sur 13b, l’histoire avance comme une chaîne de providence : pudeur de Ra’hel puis de Chaoul, complot de Bigthan et Teresh déjoué, promotion de Haman seulement après préparation du salut, et shekalim d’Israël précédant ceux de Haman.